La Voix des Sans Papiers

vsp une-01Au programme de ce 21 juillet 2017 alternatif

A l’invitation de plusieurs collectifs d’action et de solidarité avec les sans-papiers, ce 21 juillet a été marqué par la l’occupation d’un bâtiment abandonné rue de Harne à Eterbeek.

Alors que le gouvernement prépare un paquet de loi pour réprimer les migrants et que Théo Francken se vante sur son site d’atteindre des records du nombre de retours forcés…

Solidarité avec les Sans Papiers !

Changer une loi, c’est avant tout un rapport de force ! Venez au 220 rue de Haerne à Etterbeek pour soutenir les Sans Papiers !

Les forces de l’ordre étaient sur place afin d’empêcher l’installation de personnes passant de squats en squats. Sous prétexte que les conditions d’hygiène et de sécurité du lieu ne permettaient pas l’occupation la commune a proposé une solution transitoire. A en croire les autorités communales il ferait meilleur dans la rue que dans ce logis de fortune ! Clairement, les familles avec enfants qui sont dans cette situation préfèrent un mauvais toit à pas de toit du tout !

Finalement, vers 21h30, la Voix des Sans Papiers a choisi de quitter volontairement le bâtiment rue de Haerne pour partir dans un gymnase tout proche (69 rue des Champs). C’est l’alternative proposée par le bourgmestre mais jusqu’à dimanche soir seulement…

Il nous reste donc le week-end pour continuer à faire pression sur la Commune afin qu’elle intervienne dignement et durablement – ou au moins qu’elle laisse les citoyens apporter eux-même des solutions.

Témoignage de Merlin Gevers

Quoi de mieux que le jour de la fête nationale pour fournir un nouvel accueil à ceux et celles qui n’ont plus de pays ?
J’étais hier à l’ouverture festive de la nouvelle occupation de la voix des sans-papiers. Quand tu n’as pas de papiers, tu vis souvent en Belgique depuis des mois, voire des années. Ca veut dire travailler dans l’illégalité et la précarité pour avoir les moyens de survivre. Refuser de régulariser leur situation, c’est générer une économie parallèle et tirer toutes les conditions de travail vers le bas. Ça ne sert ni les sans-papiers, ni l’ensemble des travailleur·euse·s…

On est arrivé·e·s vers 17h pour investir un bâtiment scolaire désaffecté. Une heure après, la police séparait les occupant·e·s des gens fêtant à l’extérieur, avant l’arrivée du bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf, qui a alors refusé l’occupation. La Voix des sans-papiers a pu être relogée dans le centre sportif de la commune ce weekend, mais après dimanche soir, si le bourgmestre annonce n’avoir pas de solution de remplacement, rien n’est assuré…

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