Archives de l’auteur Patrick Jonniaux

ParPatrick Jonniaux

Vers un nouveau Comité de Coordination

À tou·te·s les membres,

Dans la foulée des décisions prises récemment par le comité de coordination du 19 octobre, impliquant notamment la mise en œuvre d'un statut de membre, la coordination de Tout Autre Chose souhaite se renforcer. Pour cela, le 20 décembre à Charleroi, quatre femmes et quatre hommes seront choisi·e·s parmi les membres pour incarner le comité de coordination, pour « faire mouvement », et ce jusqu’à la prochaine AG (mai 2019).

Description des tâches qui reviendront aux membres du prochain comité de coordination.

Un comité chargé de faire mouvement

La coordination du mouvement reste bien sûr ouverte à tou·te·s, mais nous la voulons également plus efficace et collaborative, d’où l’idée qu’elle soit portée à l’avenir par 16 membres, qui s’engagent à faire mouvement, individuellement, collectivement, à toutes les échelles, ne pas attendre que quelqu’un prenne l'initiative…

Le comité de coordination serait désormais composé de 16 membres, 8 femmes et 8 hommes, sur base volontaire et choisis de la manière suivante :

  • une première moitié désignée selon la méthode de l’élection sans candidat ;
  • une seconde tirée au sort.

Ils s’engageraient notamment dans au moins un des quatre groupes de coordination :

  • Communication interne et externe
  • Finances et logistique
  • Gestion du comité de coordination et coordination des groupes
  • Partenariats

En outre, ils s'occuperaient de l'organisation des réunions de coordination qui ont lieu une fois par mois, ainsi que de toutes les activités qui concernent l’ensemble du mouvement. Plus précisément, il est nécessaire d’avoir une connaissance minimale du mouvement et de pouvoir disposer d’environ 3 h par semaine, pour des tâches diverses et variées, faire preuve de bienveillance et d'avoir l’envie de travailler en commun.

En attendant, lors de la réunion de coordination qui aura lieu à Charleroi le 20 décembre prochain dès 18h30, 8 personnes du comité de coordination de transition seront désignées par la méthode de l’élection sans candidat, qui permet aux personnes du groupe de se choisir celles et ceux qui seront les mieux à même de mener à bien les tâches de coordination et ce pour aller jusqu’à la prochaine AG (mai 2019).

Si vous ne pouvez pas être présent·e à cette réunion et souhaitez proposer des noms, passez par le formulaire ou le site Participer, et faites part de vos propositions.

Seront élues les personnes (4 femmes et 4 hommes) qui auront obtenu le plus de nominations et qui accepteront de faire partie du comité de coordination.
Pour les nouveaux venus dans le mouvement, RDV à la prochaine AG de Tout Autre Chose, et n’hésitez pas à voir ce qui se passe aux réunions de coordination !

 

Au plaisir de vous lire, de vous voir, de vous rencontrer,

La coordination





Je suggère 8 personnes pour composer le nouveau Comité de Coordination de Tout Autre Chose...

Nom (obligatoire)
Prénom (obligatoire)

Adresse mail (obligatoire)

Nom prénom 1
Nom prénom 2
Nom prénom 3
Nom prénom 4
Nom prénom 5
Nom prénom 6
Nom prénom 7
Nom prénom 8

L'ordre n'est pas impactant, seul le nombre de nominations sera pris en compte.

Ces informations confidentielles ne serviront que dans le cadre d'actions du mouvement Tout Autre Chose.

ParPatrick Jonniaux

Ensemble sous le même toit

La Ligue des Familles a lancé une pétition que nous vous relayons...

Cohabitant : le statut qui pénalise les solidarités

Ligue des familles

Si vous touchez des revenus de remplacement et que vous décidez de vivre avec un autre adulte, on vous retire jusqu'à 50% de vos revenus. Ce principe a un nom : le statut de cohabitant.

Créé dans les années 80 pour faire des économies, ce principe fait coup double : il limite la solidarité institutionnelle et pénalise dans le même temps les solidarités entre individus.

Le statut de cohabitant a des conséquences dramatiques sur le terrain.

Supprimons-le !

Impacts

Le statut de cohabitant accule les plus faibles au sein de notre société à des choix dramatiques. Des parents vivent séparément pour obtenir un revenu supportable. D’autres mettent leur enfant devenu majeur à la porte de leur domicile pour préserver leur revenu.

Prendre soin d’un parent âgé à domicile devient également difficile compte tenu de la diminution des rentrées qui s’ensuivra. Enfin, la perte éventuelle du statut de ‘ayant charge de famille’ ou d’isolé est un frein pour ceux qui souhaiteraient reformer un couple.

Ineptie

Ce système ne rime à rien :

1. Il surestime les économies générées par la cohabitation.

2. Il repose sur l’idée fausse que des personnes qui cohabitent partagent forcément leurs revenus.

3. Il nécessite un contrôle coûteux des allocataires sociaux, renforce un climat de suspicion à leur égard et bafoue leur droit à la vie privée.

4. Il décourage la solidarité familiale envers les aînés et crée de l’isolement.

​5. Empêchant des personnes de vivre ensemble, il les contraint à occuper plusieurs logements, alors qu’on manque de logements disponibles.

Chiffres

Si un jour les chaos de la vie font de vous un bénéficiaire d'allocations sociales au taux cohabitant, vous toucherez

  • 607,01€ (revenu d’intégration du CPAS)
  • 550,42€ (montant min. chômage)
  • 607,21€ (allocation max. de remplacement de revenus en situation de handicap)
  • 465,14€ (allocation d’insertion pour un jeune qui finit ses études)

En Belgique, le seuil de pauvreté est de 1139€ par mois.

Solutions

Pour des exemples concrets et une analyse détaillée, lisez l'analyse.

Supprimer le statut de cohabitant, c'est

  • rétablir les solidarités institutionnelle
  • encourager les solidarités familiales
  • respecter la vie privée de tous

Pour tout savoir sur l'impact concret du statut de cohabitant, lisez l'analyse de la Ligue des familles.

 


Ces images existent en cartes postales. Commandez-en ! Nous vous les envoyons gratuitement. Vous pourrez les distribuer et inciter d'autres personnes à signer la pétition par retour de carte (port payé).

ParPatrick Jonniaux

#Article23 & les inégalités

#Article23 & les inégalités

Bonne nouvelle !

Sur les trente dernières années, la prospérité belge par habitant a augmenté de 36%

Moins bonne nouvelle... la pauvreté est restée élevée.

  • 1 Belge sur 6 (16%) vit sous le seuil de pauvreté
  • 1 sur 4 ne peut pas se payer une semaine de vacances
  • En 20 ans, le nombre de personnes dépendantes des banques alimentaires a doublé

Mais si la richesse augmente, pourquoi la pauvreté ne diminue-t-elle pas?

Il semblerait que tout ceci soit lié à une mauvaise distribution des richesses... bref à un problème structurel d'inégalités.

Une vidéo pour mieux comprendre...

Problème individuel ou responsabilité collective ?

À nous de juger!

Nos droits fondamentaux sont mis à mal par nos gouvernements qui détricotent petit à petit nos différents systèmes de solidarité. Rassemblons-nous autour du dernier rempart contre ces inégalités : l'article 23 de notre Constitution. Vivre une vie digne n'est pas un acte de charité, c'est un droit fondamental!

 

#Article23

ParPatrick Jonniaux

#Art23

« WE ARE 23 »

Il faut qu'on parle. Et pour une fois, pas du dernier tweet ni du scandale du jour. Mais de ceci : sous ce flot d'actualités, sur quel socle repose notre vivre ensemble ?

Ce socle est rongé millimètre par millimètre, comme une banquise qui fond silencieusement. Jusqu'au jour où elle se disloquera en quelques blocs de glace sur lesquels une minorité heureuse pourra surfer librement, tandis que la majorité se noiera dans une mer gelée.

Beaucoup d'entre nous ont des enfants ou des petits-enfants. Le visage très concret des 50 prochaines années, c’est eux. Comment pourront-ils mener une vie digne et sensée ? Comment commencent-ils leur vie, avec quoi dans leur sac à dos ? Et quel genre de villes voulons-nous leur laisser, sur quelle planète ?  La réponse ne viendra pas de beaux discours. Ce sont des choix cruciaux que nous devons faire aujourd'hui : quelle place pour la voiture ? Quel coût écologique pour notre énergie ? Quel rapport entre travail et repos ? Et surtout : laissons-nous l'entreprise la plus compétitive décider, ou créons-nous, ensemble, une base commune pour notre société ? Souhaitons-nous aussi aux autres enfants ce dont nous rêvons pour les nôtres ?

Tout va bien !

Selon le discours du gouvernement, tout va bien : l’économie se redresse et la crise est derrière nous. Mais pour nous, dans la réalité, les défis sont en énormes, et la question clé est la suivante : quel monde sommes-nous en train de façonner pour demain ?  Et pour qui ?

Dans l’actualité, ce ne sont que des mauvaises nouvelles : plus de particules fines dans nos poumons, montée en flèche des burn-out, flexi-jobs, âge de retraite plus élevé pour une pension plus modeste, poursuites judiciaires contre ceux qui aident des réfugiés, coupes budgétaires dans les transports publics et les énergies renouvelables, baisse des allocations de chômage, hausse des factures d'électricité, privatisation des soins, enfants de réfugiés en prison...

Le gouvernement Michel avait promis d’augmenter les allocations au-dessus du seuil de pauvreté, mais après quatre ans d’attente, ce sera une promesse non-tenue, comme beaucoup d’autres.

Il avait promis de relever le pouvoir d'achat, mais en réalité pour nous, le saut d’index a appauvri tout le monde, et les factures continuent d’augmenter. Il parle constamment de « trou dans notre budget », mais ne parle jamais du trou dans la couche d'ozone. L’argument est toujours le même : il n'y a pas assez d’argent . En réalité, des milliards d'euros s’envolent chaque année dans des paradis fiscaux. C’est ainsi que l'idée de "sécurité sociale" se dilue de plus en plus dans une "insécurité antisociale".

Ce sont là des choix politiques, et ces choix conduisent de plus en plus de familles à sentir le sol se disloquer sous leurs pieds.

Comment expliquer cela à nos enfants ?

Comment expliquer cela à nos enfants ? Que les valeurs que nous chérissons dans nos familles sont de plus en plus rares dans la société ? Qu’aujourd’hui, la concentration des fortunes est revenue au niveau du début de la Première Guerre mondiale, lorsque des empereurs, des tsars et des rois étaient encore aux commandes ?

C'est de cela que nous devons parler. Où se trouve la limite pour nous, êtres humains ? La croissance des dividendes ne nous aidera point quand l'eau montera à son tour, quand la circulation se coincera, quand l'air nous étouffera, quand les murs autour de l'Europe l’auront transformée en une prison. Comment expliquerons-nous à nos enfants que jadis, la devise de notre pays était « l’union fait la force » ?

La plupart des gens ont des attentes très différentes de ces choix qui disloquent la base de notre vivre ensemble. Ce que nous voulons, c’est un climat sain, des salaires et des retraites décents, des impôts justes, le désarmement, plus de sécurité sociale et une planète préservée... Ces souhaits sont-ils exagérés ? Le marché ne les approuve pas. Mais sommes-nous réduits à être soumis aux lois du Marché ? Nous devons revenir à la question centrale : ce que nous considérons nécessaire en tant qu'êtres humains. Et dans quelle mesure les politiques de nos gouvernements réalisent-elles cela – ou au contraire le détruisent-elles ?

La réponse se trouve dans notre Constitution

La politique semble parfois l'oublier, mais la réponse se trouve dans notre Constitution, à l'article 23: « Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. » La Constitution ne dit nulle part que notre économie doit croître à tout prix, ni que les lois du marché doivent l’emporter sur nos aspirations communes. Par contre, il est écrit noir sur blanc : "Chacun a droit au travail, à la Sécurité sociale, à la protection de la santé, à un logement décent, à un environnement sain, à l’épanouissement culturel et social, aux prestations familiales". Alors pourquoi glissons-nous vers une société dans laquelle ces droits deviennent un luxe ou un souvenir, plutôt qu'une évidence et un projet ?

Aujourd'hui, nous nous levons.

Nous ne voulons plus être des spectateurs sur la rive. Nous nous voulons gardiens du socle d’humanité de notre société, nous jetons un pont qui relie les secteurs et traverse les frontières linguistiques. Avec la campagne bilingue Tam Tam - Hart boven Hard, nous luttons ensemble pour l'article 23. Dans les mois à venir, nous élaborerons 25 propositions que nous présenterons à des milliers de personnes : comment voulons-nous que les prochains gouvernements appliquent l'article 23 au XXIe siècle ? Et nous confronterons à cet article 23 l’action des gouvernements sortants.

Pour nous, ce sera l’enjeu des élections de mai : ce n'est pas l'économie de croissance qui devrait être la pierre angulaire des programmes électoraux et de la prochaine législature, mais notre humanité elle-même. Au "tout pour la croissance", nous opposons "la croissance des droits pour tous".

Nos enfants nous y obligent. Parce qu'il y a des alternatives.

#Art23

ParPatrick Jonniaux

Rendre visible la « pauvrophobie »…

Ce 17 octobre, nous marcherons

A travers Bruxelles. Pour rendre visible l’invisible. Pour rendre visible la pauvrophobie.

Un mot pour nommer le rejet du pauvre ainsi que la peur, voire la haine, que la pauvreté inspire. Ce rejet s’incarne de multiples façons, au travers de clichés et de lieux communs répandus dans le public, mais s’exerce aussi très directement par le biais de politiques mises en place au niveau fédéral, régional mais aussi au niveau local.

Comme tous les ans, le 17 octobre sera la journée que le monde consacre à la lutte contre la pauvreté et au refus de la misère. Et comme l’an dernier, un parcours sera tracé dans les rues de Bruxelles, afin de rendre visible l’invisible.

La pauvrophobieest un terme qu’ATD Quart Monde souhaite inscrire dans le vocabulaire social et politique pour nommer le rejet du pauvre ainsi que la peur, voire la haine, que la pauvreté inspire. C’est une notion dont s’est également emparé Le Forum-Bruxelles contre les inégalités pour lancer la campagne de sensibilisation multimédia – pauvrophobie.be –  dès le mois de septembre.

Cette journée bruxelloise est co-organisée par ATD Quart Monde, Brussels Platform Armoede, la Fédération des Services Sociaux et Le Forum-Bruxelles contre les inégalités, en partenariat avec de nombreuses associations et organismes actifs à Bruxelles. La journée est organisée en lien et en coordination avec les autres initiatives prises dans le pays et particulièrement avec le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, un des pionniers de ces journées.

Tout Autre Chose vous invite à rejoindre ces rassemblements pour marquer votre solidarité et dire non à la pauvrophobie ambiante...

Retrouvez toutes les infos et actualités sur le site...

 

Et petite cerise... Christine Mahy a été faite Docteur Honoris Causa de l'ULg... retrouvez son intervention ici...

ParPatrick Jonniaux

Semira Adamu… 20 ans plus tard…

logo orange okCoordination Semira Adamu 2018

Du 14.09 au 13.10.2018, des collectifs, associations et militant·es – réunis au sein de la coordination Semira Adamu 2018 – organisent une série d’actions : interventions dans l’espace public, concerts, publications, théâtre, ateliers, débats, expositions, discussions, rassemblements…

Suivez leur actualité sur FB et le site

Plus jamais ça !

Réunis au sein de la Coordination Semira Adamu 2018, nous voulons à la fois pour rendre hommage à Semira Adamu et à son combat, rappeler le « plus jamais ça » de 1998 et dénoncer l’alignement de la Belgique sur une politique migratoire européenne qui a fait, en vingt ans, des dizaines de milliers de victimes à ses portes et sur son territoire.

Ainsi, désireux de prendre le contrepied de ces politiques odieuses, nous inscrivons nos actions dans les revendications suivantes :

  • régularisation de toutes les personnes sans-papiers en attendant une effective liberté de circulation dans l’égalité de droits pour toutes et tous ;
  • arrêt des expulsions et suppression des centres fermés ;
  • condamnations systématiques des violences racistes, patriarcales, policières et d’État.

Précédés d’actions durant l’année, la coordination propose pour les 21, 22 et 23 septembre 2018 :

  • un temps de réflexion autour des questions liées à la migration et au racisme structurel, les politiques migratoires et les alternatives ;
  • des rassemblements populaires, culturels, festifs et engagés ;
  • des actions sur des lieux emblématiques de la politique d’expulsion, ainsi que des interventions artistiques et activistes dans l’espace public ;
  • la transmission de l’histoire de Semira Adamu éditée sous différents formats et la revendication d’une rue dédiée à sa mémoire et à celles des migrant.e.s disparu.e.s.

Tout Autre Chose est signataire de l'Appel... faites en autant personnellement...

ParPatrick Jonniaux

Collecti.e.f 8 maars

logo 8maars Collecti.e.f 8 mars

La journée du 8 mars est largement reprise d’un point de vue marketing comme étant la journée des femmes. En outre, durant cette journée, les réductions en magasin pleuvent pour les femmes et le réel sens de cette journée internationale est souvent oublié.

Alors que veut dire actuellement la journée internationale de luttes pour les droits des femmes ?

Le collecti.e.f 8 maars s’est penché sur la question et nous invite, toute personne*/organisation à participer à une assemblé qui se tiendra le 7 octobre 2018 de 13h à 17h.

8 mars banner

Le but est de pouvoir démarrer le processus d’organisation d’une grève des femmes en date du 8 mars 2019.

Cette première rencontre s’effectue dans le même ordre d’idée de la grève des femmes espagnoles lors du 8 mars dernier, où elles ont massivement arrêté de produire, d’étudier, de travailler afin de dénoncer les inégalités homme-femme qui perdurent.

* « L’assemblée est ouverte à toute personne qui se reconnaît dans l'identité de femme. La participation des hommes à ce mouvement sera définie lors de l’assemblée. » le Collecti.e.f 8 Maars.8 mars flag

 

Pour plus d’infos, voici la page de l’évènement à partager un maximum ! : https://www.facebook.com/events/531860340606240/

ParPatrick Jonniaux

Campagne TAMTAM saison 2…

Le retour de TAM TAM se décline autour de l’article 23.

Une première saison s’est clôturée avec trois thématiques : la santé, le travail et la justice. Des thématiques fortes et qui touchent toute la population. Nous débutons cette deuxième saison avec comme mot d’ordre central, l’article 23 de la constitution Belge.

« Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine.
Ces droits comprennent notamment :

1° le droit au travail et au libre choix d'une activité professionnelle dans le cadre d'une politique générale de l'emploi, visant entre autres à assurer un niveau d'emploi aussi stable et élevé que possible, le droit à des conditions de travail et à une rémunération équitables, ainsi que le droit d'information, de consultation et de négociation collective ;

2° le droit à la sécurité sociale, à la protection de la santé et à l'aide sociale, médicale et juridique ;

3° le droit à un logement décent ;

4° le droit à la protection d'un environnement sain ;

5° le droit à l'épanouissement culturel et social. »

On va ainsi la décliner sous différents aspects (les inégalités sociales, l’écologie et la transition énergétique, la fiscalité et la lutte contre le racisme).

Dans ce cadre, TAM TAM organise une grande assemblé générale ce 1er octobre et invite à y participer le monde associatif autour de ces grands thèmes. Rendez-vous à 17h30 à la Ligue de Famille, Emile de Beco 109, Bruxelles pour cette première assemblée générale !

Merci de confirmer votre présence auprès de : Wathelet.brieuc@gmail.com.

ParPatrick Jonniaux

Esperanzah! 2018

Début août, nous étions à Esperanzah! pour parler de la campagne TAM TAM. L’occasion de diffuser les trois capsules vidéos développées lors de la première saison et surtout de faire le lien avec le thème du festival : « Le déclin de l’empire du mâle ».

ambiance esperanzah 2018

A chaque fois, le constat ne rate pas : que ce soit au niveau de la santé, de la justice ou encore du marché de l’emploi, les femmes sont parmi les premières victimes des politiques néo-libérales : soins de santé repoussés, inégalité salariale, temps partiels contraints, etc. Preuve supplémentaire qu'aujourd’hui encore, les luttes féministes restent indispensables.

citations-01-01-01

 

citations-01-01« Faire péter le patriarcat en même temps que le capitalisme » (Emma)

Cette animation à Esperanzah! nous a aussi permis de creuser davantage le sujet et d’en apprendre un peu plus sur les réflexions et actions de féministes, parmi lesquelles...

avec noms de femmes esperanzah 2018

 

 

ParPatrick Jonniaux

Steenrock 2018, suite sans fin…

Quelques jours avant le traditionnel festival « Steenrock », Tout Autre Chose diffusait sur les réseaux sociaux et par mail une vidéo, une fiction expliquant que les bâtiments de la RTBF et VRT, bientôt vides vu leur futur (réel) déménagement, allaient sans doute se transformer en centre fermé pour familles de migrants. Les premières minutes semblent avoir été crédibles pour de nombreuses personnes scandalisées. Une vidéo choc pour dénoncer la dérive de la triste réalité d’aujourd’hui : toujours plus d’enfermement, toujours moins de droits, même si cela n’aura pas lieu dans les bâtiments des télévisions du service public. Cette vidéo, vue plusieurs dizaines de milliers de fois, a aussi été diffusée dans des écoles, des théâtres (avant des spectacles) dans un but de sensibilisation. Sommes-nous choqués parce que cela aurait lieu à Bruxelles ou choqués tout court ? Que visons-nous ? La fin des centres fermés !

https://www.toutautrechose.be/evenement/bye-bye-reyers

Le samedi 5 mai, déjà tôt le matin, des membres de Tout Autre Chose et Hart Boven Hard s’attellent à gonfler des ballons blancs, rouges et noirs. Au bout, une carte « Don’t let humanity fly away ! Hold it tight ! », une idée d’un autre groupe de citoyens engagés pour les migrants. Ces ballons seront distribués sur le chemin jusqu’au Steenrock pour discuter avec les passants et leur demander… de ne pas lâcher cette humanité qu’on leur donne entre les mains. Plusieurs dizaines de personnes se rassemblent pour écouter le discours d’une personne sans-papier. Les vélos partent en premier, ensuite les marcheurs, une dizaine de kilomètres les attendent. Oui les centres fermés sont assez cachés mais tout près de nous.

Sous un soleil puissant, la colonne de vélos suit notre guide Olivier mais… est arrêtée dès l’arrivée dans la commune de Zaventem par… un combi de police ! En effet, alors qu’une négociation avait été faite pour le trajet avec la police bruxelloise, celle de Zaventem semble ne pas avoir reçu la bonne information de cette dernière et nous oblige à suivre un autre chemin, encadrés par des motards et un autre combi qui ne manquera pas de rouler sur les pistes cyclables.

 

Certains s’arrêteront au point de rendez-vous à la gare de Nossegem, d’autres continueront jusqu’au village de Steenokkerzeel où des membres de Hart Boven Hard Vilvoorde nous ont préparé une rencontre avec un réfugié syrien (qui parlait très bien néerlandais !).

Du côté des marcheurs, l’ambiance est au rendez-vous ! Les quelques deux heures nécessaires pour rejoindre le festival seront l’occasion de chouettes discussions avec les passants. On y parle Steenrock et cause des migrants. On échange aussi sur notre humanité commune, qu’il faut veiller à préserver.

Arrivés dans le champ en face du centre 127bis, des stands nous accueillent, de l’information, de la sensibilisation. Sur scène, la musique commence ainsi que des discours. Des militants, de témoins mais aussi ceux (dont des parlementaires) qui ont pu visiter les centres (dont la nouvelle aile bientôt finie prévue pour les familles). Une parlementaire assumera de dire que les conditions de détention sont mauvaises, qu’il faut les améliorer mais que les centres sont nécessaires. Le public hue… Comment est-ce possible ? On tape sur les grilles, on écoute un témoignage par téléphone diffusé dans les enceintes d’une personne à l’intérieur du centre. Petit à petit, chacun repart, en silence… Les ballons et l’humanité sont entre les mains d’encore plus de personnes que l’on espère plus conscientes de ces droits bafoués.