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ParLocale de Saint-Gilles

Logement et justice sociale : épisode 1 – L’interpellation

C’était ce jeudi 18 mai : une belle interpellation au conseil communal de Saint-Gilles pour parler logements vides et logements sociaux, pour surtout rappeler au devoir de justice sociale dans la politique en matière de logement.

 

– La réponse de Cathy Marcus (échevin du Logement) à notre texte,

– Les échanges dans les couloirs de la Commune avec Catherine François (présidente du Foyer du Sud) ou Jean Spinette (président du CPAS), qui – merci à eux ! – semblent aussi disponibles pour nous rencontrer,

– Les discussions dehors avec les gens venus nous soutenir…

Tout ça nous laisse maintenant avec une bonne pelote de fils à démêler, avec des infos à recouper, à vérifier, à préciser, avec de nouvelles questions auxquelles répondre, mais avec aussi des intentions sincères, des envies de réel changement et sans doute – politique oblige ? – un peu de langue de bois à décaper…

 

Paul en train de lire l’interpellation…

 

Voir ici le texte complet de l’interpellation

 

Merci à celles et ceux qui étaient présents jeudi ou qui y ont participé en amont, de près ou de loin !

D’autres épisodes suivront…

 

Tout Autre Chose à Saint-Gilles

… parce qu’il y a encore du boulot !

 

 

ParLocale de Saint-Gilles

Texte de l’interpellation « Logement & Justice sociale »

Ci-dessous le texte de notre interpellation au conseil communal de Saint-Gilles ce jeudi 18 mai 2017 :

 

Paul en pleine lecture de l’interpellation

 

 

Monsieur le Bourgmestre,

Mesdames et Messieurs les Échevins et Conseillers,

Mesdames, Messieurs, bonjour.

Je m’appelle Paul Camus, je suis habitant de notre commune et je prends ici la parole au nom de la locale saint-gilloise de Tout Autre Chose.

Depuis plus d’une année maintenant, nous nous penchons sur la crise du logement, à laquelle n’échappe pas notre commune. Lors de nos actions et réunions, nous avons rencontrés plusieurs associations, discutés avec de nombreux citoyens. C’est avant tout de leur réelle inquiétude que je veux me faire l’interprète ici. Inquiétude de trouver un logement décent à un loyer raisonnable.

Nous partageons les constats alarmants des acteurs du monde associatifs que nous avons rencontrés : Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat, Comité de défense de Saint-Gilles, Equipes populaires, Communa. C’est de logement social et de logement vide que nous voulons vous parler ce soir.

Le nombre de logements sociaux dans notre Région stagne autour des 35000 unités; un chiffre nettement inférieur à d’autres grandes villes européennes. Le nombre de personnes en attente d’un logement social avoisine également les 43000 .

Un autre chiffre ne manque pas d’interroger, on estime entre 15000 et 30000 le nombre de logements vides en Région Bruxelloise.

 

Mais venons-en à la Commune. La situation n’est guère plus favorable. Ainsi à St Gilles selon l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale et de l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse, le parc de logement social dans notre commune ne s’était globalement augmenté que de 15 logements entre 2005 et 2013.

Si nous sommes conscients que le pourcentage de logements publics sur Saint Gilles est important, nous sommes également conscient que logement public ne veut pas dire logement social.

Car s’il est vrai que la commune a mis beaucoup d’effort, au niveau du logement, dans le patrimoine de la Régie Foncière, bien sûr publique, les conditions d’accessibilité, elles, ne sont pas celles des logements sociaux. Les autorités communales ne maintiennent-elles pas la confusion entre logement public et logement social ?

Par rapport aux logements vides, depuis 2012, la commune a pris le problème en considération via la taxation des logements inoccupés. En 2016, 336 dossiers ont été ouverts et ont conduits à une recette de 1 million 890 mille euros ! Et selon les déclarations de M. Debouverie, la commune a incité plus de 100 propriétaires, à entamer des rénovations avec le but de mettre ces logements en location.

 

Mais revenons aux logements sociaux. La commune a un des taux les plus faibles de logement social de la Région (moins de 5%), parmi ceux-ci 8,69% sont inoccupés, le pourcentage pour la région étant lui de 3,10 %.

 

Nous ne voulons pas initier une bataille de chiffre, hormis le réel qu’ils tentent de cerner, un réel souvent exitentiellement douloureux, ils sont des outils de réflexion et de travail qui incitent à l’actions sur ce même réel.

 

Voici nos questions :

La commune ne pourrait-elle pas affecter exclusivement le bénéfice de la taxe sur les logements inoccupés à la rénovation de logements sociaux? on atteindrait simultanément 2 objectifs : augmenter le parc social habitable et réduire le nombre de logements vides. Une somme de près de 2 millions permettrait la rénovation de 1300 m² de logement environ, soit une bonne vingtaine de logements par an. Par ce biais, la commune ne répondrait-elle pas aux objectifs fixés par un des partenaires de sa majorité, à savoir imposer un pourcentage minimum des budgets à affecter à une politique de production de logements publics à vocation sociale, pour les communes dont la proportion de logements sociaux est inférieure à la moyenne régionale ?

 

La commune ne devrait-elle pas aussi, et notamment vis-à-vis des propriétaires qui préfèrent payer des taxes, en espérant spéculer, utiliser les autres outils plus contraignants à sa disposition tels que le droit de réquisition ou de gestion publique ?

 

Plus ponctuellement, la commune ne pourrait-elle, à l’instar de sa voisine de Forest, à laquelle elle est liée via le Foyer du Sud, permettre que des logements sociaux actuellement inoccupés soient octroyés provisoirement et gratuitement à des familles en situation de grande précarité, à la rue, ou réfugiées ? Il ne s’agit évidemment pas de créer un sous-statut de locataires qui n’auraient pas le droit de vivre décemment, mais bien de répondre, dans l’urgence, contre l’indignité des gens dormant dehors à même les trottoirs.

 

Nous clôturerons notre interpellation, en dénonçant une menace nouvelle, que le gouvernement fédéral vient d’annoncer, à savoir pénaliser les squatteurs de logements vides. Nous espérons que la commune ne participera pas à cette exacerbation entre occupants – dits illégaux – et propriétaires – parfois spéculatifs, mais par contre qu’elle aura la volonté de jouer les médiateurs. La commune favorisera-t-elle des solutions pacifiques tels que la possibilité de contrats d’occupation provisoire entre occupants et propriétaires?

 

Ce soir, nos questions, notre présence n’ont pas d’autre but que celui de vous rappeler, de nous rappeler à notre devoir de justice sociale, un devoir de justice sociale qui doit s’exprimer au cœur même de votre politique du logement donc au cœur de notre politique du logement. Ce soir, nos questions, notre présence n’ont pas d’autre but que de vous encourager à ce qu’une bonne santé économique des comptes de la commune n’oublie pas un de ses buts les plus nobles et nécessaire. Une répartition juste pour le bien vivre de tous.

 

Je vous remercie.

 

Envie de réagir ?

N’hésitez pas à nous écrire : saint-gilles[at]toutautrechose.be 

ou à venir à l’un de nos prochains rendez-vous

ParLocale Forest

Forest, commune hors TTIP… prête à se mobiliser pour le 20 septembre 2016 ?

Il y a un an, interpeller le conseil communal pour que Forest se déclare fermement « Hors TTIP, CETA,TISA » fût la 1e action d’envergure de notre toute jeune locale forestoise.

« Trop peu de gens sont au courant de ce qui est en train de se jouer dans leur dos », affirme Thierry Lallemand, fondateur de notre locale forestoise, « Avec Tout Autre Chose/Hart boven Hard, nous voulons ramener le débat de société parmi les gens. C’est une question de démocratie. »

forest anti ttip

Une conférence

Le mardi 8 septembre 2015, une cinquantaine de personnes ont assisté à la conférence que nous avons organisée au centre culturel flamand Ten Weyngaert afin de conscientiser les forestois sur les enjeux et conséquences du TTIP, alors que se profilaient plusieurs actions sur le sujet en octobre.

Nicolas Van Nuffel (CNCD) et Lora Verheecke (CEO, Corporate Europe Observatory), les deux experts dans le domaine invités par la locale forestoise TAC/HBH, ont souligné l’importance de la mobilisation citoyenne pour faire pencher la balance des décideurs contre ces traités. « En 2013, très peu de gens avaient entendu parler du TTIP, alors qu’aujourd’hui, des dizaines de collectifs citoyens se mobilisent un peu partout. De 2013 à 2015, la proportion de parlementaires européens se positionnant contre le TTIP est passé de 1 sur 7 à 1 sur 3. C’est très encourageant, mais cela prouve aussi qu’il est plus important que jamais de continuer à se faire entendre.», déclare Nicolas Van Nuffel, du CNCD.

Présenté comme une vaste opportunité commerciale entre l’Europe et les Etats-Unis, le TTIP aura en fait des conséquences sociales, sanitaires et écologiques désastreuses pour la population. De plus, des multinationales pourront attaquer en justice des Etats qui mettent en place des normes qui nuisent à leur profit, même si elles visent à protéger la population, et les obliger de payer des dédommagements élevés… avec l’argent du contribuable ! « Les lobbys privés sont très puissants, et bien des exemples de par le monde prouvent que ces pratiques sont déjà une réalité. » explique Lora Verheecke (CEO).

 

Une interpellation citoyenne

Le 20 octobre 2015, notre interpellation citoyenne au conseil communal de Forest, soutenue par de nombreuses associations et citoyens forestois, a porté ses fruits. La mobilisation populaire a été importante. Les élus ont été accueillis par le cheval de Troie du TTIP, des bannières et une chorale. 200 citoyens de Forest mais aussi d’autres communes ont assisté et soutenu l’interpellation.

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Devant l’élan citoyen, après un débat durant lequel les conseillères ECOLO Evelyne et PS Marie Arena ont fortement défendu une motion reprenant les termes de l’interpellation face à l’opposition du MR, le Conseil Communal a voté la motion suivante :

Le Conseil Communal de Forest :

  • Demande aux autorités belges compétentes et concernées d’arrêter les négociations concernant le projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique ;
  • Se déclare symboliquement commune hors TTIP, CETA et TiSA ;
  • Demande aux autorités belges compétentes et concernées de rejeter les traités CETA et Tisa.

Les personnes présentes à la mobilisation se sont déclarées satisfaites du courage de leur Conseil Communal mais conscientes que la lutte devait continuer à d’autres échelles.

 

Un jeu de sensibilisation

forest anti ttipDébut 2016, un petit groupe de militantes de la locale créait un jeu de sensibilisation destiné au grand public. Il a pour but d’attirer l’attention et de faire réfléchir aux conséquences des traités commerciaux tels que le TTIP, CETA, TiSA lors d’événements, mais il peut également être utilisé dans des associations, à plus petite échelle. Il fût étrenné à la fête de clôture des Rendez-vous de la place Saint-Denis le 29 février, et ensuite amélioré pour l’après-midi festive du Printemps du développement durable à l’Abbaye de Forest, le 16 avril.

N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez utiliser le jeu, à Forest ou ailleurs…

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Un an plus tard, une importante mobilisation se prépare le 20/09/2016 :

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A Forest, montrons que nous continuons à être engagés contre le TTIP, CETA et TiSA!

Le vendredi 2 septembre 2016, préparons ensemble la manifestation du 20 septembre : banderoles, chants, infos, et réflexion sur la manière d’amener un max de forestois à s’engager conte le TTIP et le CETA.

Pour nous rejoindre cliquez ICI

 

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