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ParPhilippe

Pour une toute autre politique de migrations et d’asile

Remise en contexte

Ces dernières semaines, voire ces derniers mois, l’espace médiatique est saturé de mots et d’images, telles celles des naufrages et des corps qui s’échouent ; mais aussi celles des murs qui davantage encore se dressent, des violences qui se perpétuent tant en dehors et autour de nos frontières, que sur le sol européen ; de discours d’étonnement, de crise, de peur.

La situation actuelle n’avait pourtant rien d’imprévisible :

  1. La dégradation de la situation en Syrie, en Irak, en Afghanistan ou encore en Somalie et en Erythrée, ainsi que des conditions de vie dans les pays de premier accueil (Liban, Turquie…), mais aussi de transit (Lybie…) est connue de longue date.
  1. Les mouvements de fuite ne sont pas nouveaux. Cependant, cette aggravation de la situation, mais aussi le peu de perceptives de résolutions rapides des conflits, ainsi que le risque de voir les passages frontaliers plus infranchissables encore poussent à des mises en route davantage massives, et surtout visibles, puisque concentrées autour de quelques zones d’entrée en Europe.
  1. Même si aujourd’hui, un peu plus de réfugiés arrivent en Europe, il importe de rappeler que la Turquie et le Liban, notamment, accueillent sur leur territoire plus d’1,5 millions de réfugiés, alors que selon l’OIM, environ 350.000 personnes ont atteint le territoire de l’UE cette année. Chiffres donc relativement dérisoires, à mettre en perspective également avec les 500 millions de personnes qui composent la population européenne.
  1. Par ailleurs, par le passé, divers pays européens, dont la Belgique ont accueilli sans que cela soit qualifié de « crise » certaines vagues dites massives de réfugiés (les Espagnols dans les années 40, les Cambodgiens dans les années 70, les personnes d’ex-Yougoslavie dans les années 90…).
  1. Enfin, ces arrivées, notamment par voies maritimes, sont également le résultat des choix et des non-choix politiques européens de ces dernières décennies en matière de migration et d’asile. La réduction drastique des possibilités légalisées et sécurisées d’arrivées en Europe et la surveillance accrue des frontières en parallèle de l’accroissement des violences dans ces pays, et plus largement, de la dégradation majeure et massive des conditions de vie dans très nombreuses régions du monde, ne peut mener qu’à des trajectoires de fuite et de migration toujours plus meurtrières.

Il nous apparait dès lors que nous sommes davantage dans une crise de politiques réfléchies et concertées en matière d’asile et d’immigration, ainsi que dans une crise de l’accueil, plutôt que dans une crise des migrants ou encore des réfugiés.

Les solutions et les fausses solutions

Le discours de crise, alarmiste, évince bien souvent la complexité des situations ; mais aussi les solutions envisageables. Même s’ils ne sont pas parfaits, divers instruments et outils sont disponibles.

  1. A court terme, la directive européenne de protection temporaire permettrait notamment de trouver des solutions d’accueil rapides et justes au niveau de l’espace européen, de même que des procédures de reconnaissance accélérées voire collectives. Car en effet, la majorité des personnes qui sont arrivées ces derniers mois rentrent dans les conditions de la Convention de Genève et doivent donc bénéficier d’un statut de protection internationale et des droits afférents.
  1. Ceci dit, ne nous laissons pas piéger par les catégories. La légitimité des diverses formes de mobilité, qu’elles soient dites choisies ou forcées, aux fondements de l’humanité et reconnues par ailleurs dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, doit également être réaffirmée. Si ce rappel des obligations des Etats en matière d’asile et de Droits de l’Homme est aujourd’hui nécessaire ; à plus long terme, c’est une politique de migration et d’asile globale qui doit être repensée. Les situations de guerres, les catastrophes dues aux réchauffements climatiques, l’accaparement des terres et les spéculations sur les denrées de première nécessité…, plus largement, l’augmentation des inégalités, mais aussi les désirs de mobilité rendent cette question nécessaire et complexe, dans un monde par ailleurs globalisé.
  1. Fermer et s’enfermer (avec le support de l’agence Frontex), notamment via la militarisation des frontières et leur externalisation, n’est pas une politique en tant que telle. Cela provoque d’un côté des logiques mortifères et parfois criminelles, et, de l’autre de la peur et un renoncement aux valeurs qui sont pourtant au cœur du projet européen et de nos démocraties (droits de l’homme, paix, liberté de circulation…). En outre, ces choix de fermeture sont sur le plan humain, mais aussi financier, extrêmement couteux, sans commune mesure avec le coût de l’accueil.

 

Déconstruire le rejet, construire la dignité pour tous

La criminalisation de la migration dans les discours et les choix politiques de ces dernières décennies ont forcément aujourd’hui des effets sur la manière dont ces personnes sont perçues. Par ailleurs, les politiques néolibérales et d’austérité en cours ne peuvent avoir pour résultat que d’accentuer les sentiments d’insécurité, les vécus de précarité et, dès lors, la peur de perdre.

Nous n’avons pourtant rien à craindre de ces personnes qui arrivent dans nos pays. Sur le plan économique notamment, de très nombreuses études, OCDE y compris, énoncent que l’immigration est davantage une chance qu’un coût au regard des besoins démographiques et économiques de l’Europe (vieillissement des populations, besoin de main-d’œuvre, limitation des délocalisations des industries…). En ce qui concerne plus spécifiquement les réfugiés, s’ils doivent avant tout voir leurs droits reconnus, ils sont aussi porteurs de compétences et une opportunité pour nos économies. De plus, si les immigrés et les réfugiés contribuent au dynamisme de nos économies et, plus largement, de nos sociétés ; ils contribuent également bien plus à l’amélioration des conditions de vie dans leur pays d’origine que ne le font nos politiques de coopération.

N’est-il pas temps d’être dans une logique proactive vis-à-vis des migrations et de les penser en termes de co-opportunité ? D’affirmer également nos choix de citoyens engagés en vue d’un monde davantage juste, notre refus de fermer les yeux et de nous enfermer ? Le combat à mener n’est pas à l’encontre de ces quelques milliers de personnes qui arrivent sur notre territoire, mais plutôt, dans une perspective conjointe et globale : un combat pour le droit à la sécurité et à des conditions de vie dignes POUR TOUS, plutôt que les uns contre les autres. Un combat pour le respect de nos droits acquis et de nos libertés. Un combat pour le respect également des valeurs qui nous sont chères.

Une toute autre politique de migration et d’asile passe par le choix d’une toute autre société.

Jacinthe Mazzocchetti pour Tout Autre Chose

Jacinthe est anthropologue à l’UCL, spécialiste entre autre des questions migratoires.

ParPatrick Jonniaux

RCTT comme alternative : discutons-en !

RCTT_TAC_HBH

La réduction collective du temps de travail (RCTT) est une alternative forte par rapport à la situation d’inégale répartition du temps de travail, de nos souhaits d’une plus grande articulation entre nos temps de vie – professionnels, privés, d’engagement, de bénévolat, familiaux, etc. -. De nombreux a priori doivent être dépassés si on veut que cette alternative puisse être considérée. Petit florilège:

[blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT est une utopie, elle ne peut être mise en pratique »][blox_text animation= »none »]

Depuis le XVIIIème siècle, nous avons eu plusieurs réductions collectives du temps de travail. De plus, nous sommes confrontés aujourd’hui à une réduction massive du temps de travail, sauf qu’elle se fait sur le dos des chômeurs, des bénéficiaires du RIS, sur les personnes, en majorité des femmes, forcées d’accepter des temps partiels… Dans le même temps, des personnes souffrent au travail, font largement plus que le quota d’heures fixé légalement.

La réduction collective du temps de travail ne doit pas non plus s’envisager uniquement à partir du nombre d’heures de travail hebdomadaires, mais concerne aussi l’ensemble de la vie professionnelle. Favoriser les études ou la reprise d’étude, les crédits-temps, préserver un âge décent de retraite sont des dimensions tout aussi importantes.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT diminue la productivité de l’entreprise (l’entreprise ne sera pas rentable pour financer tous les salaires) »][blox_text animation= »none »]

De quelle productivité parle-t-on ? De celle qui nous incite à produire toujours plus sans que la demande n’augmente parce que le pouvoir d’achat ne peut suivre? La ville de Goteborg, en Suède, a décidé de passer à la semaine de 30h pour tous les travailleur-e-s des services publics (hôpitaux compris) afin d’améliorer la productivité et le bien-être. Après plusieurs mois, les résultats tendent à prouver que la productivité a augmenté. Et 14 personnes ont été engagées.

De nombreux autres exemples existent : la réduction du temps de travail s’accompagne d’un absentéisme plus faible, ainsi qu’une diminution des accidents de travail. Elle peut en outre permettre des plages d’activité plus grandes.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT c’est la délocalisation des entreprises vers des régions où la main d’œuvre est moins couteuse (l’entreprise ne tiendra pas la concurrence) »][blox_text animation= »none »]

Aujourd’hui, les entreprises délocalisent. Plusieurs entreprises allemandes ont réduit le nombre d’heures de travail par semaine et pourtant l’économie allemande est en bonne santé. Des économistes allemands ont d’ailleurs lancé il y a quelques mois un appel européen visant à remettre la RCTT au centre du débat politique. Notre économie, pour fonctionner, doit se spécialiser. Il y aura toujours des pays qui proposeront des salaires plus bas. Mais à quel prix pour les travailleur-e-s ? Le coût de la main d’œuvre est toujours pointé du doigt, mais on oublie tous les autres coûts pour produire (notamment en matière d’énergie) et, surtout, on oublie que les travailleur-e-s ne sont pas un coût, mais que ce sont eux qui permettent à l’entreprise de produire. S’ils sont bien traités, ils sont plus productifs.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT augmente la surcharge de travail (« je devrai travailler plus avec moins de temps de travail ») »][blox_text animation= »none »]

La RCTT concerne les travailleur-e-s soumis au régime des 36 ou 38h/semaine. Des embauches compensatoires seront nécessaires dans de nombreuses entreprises. Ces nouveaux travailleur-e-s pourront partager. Et si les règles sont bien fixées et négociées, notamment au niveau sectoriel, les nouvelles embauches seront effectives.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT va appauvrir la population (« si je travaille moins, je gagnerai moins ») »][blox_text animation= »none »]

Sur ce sujet, des propositions différentes existent, mais il est clair qu’aucune ne propose de mettre en place une réduction collective du temps de travail qui appauvrisse les travailleur-e-s. Il y a cependant deux éléments à prendre en considération. Le premier concerne la nécessité de revoir la taxation sur le travail, de manière à permettre un glissement des revenus du travail vers les revenus du capital qui n’affecte pas le salaire poche. Le second élément concerne la diminution des coûts par l’augmentation du temps disponible. Des frais précédents pourront disparaitre parce que le temps de travail diminue. On peut penser par exemple à des frais de garde, des trajets, des frais médicaux (liés au stress au travail, par exemple)…

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »Ceux qui défendent la RCTT sont des paresseux qui ne veulent pas travailler ! »][blox_text animation= »none »]

La plupart des partisan-e-s de la RCTT le font pour permettre une meilleure répartition du travail. D’autres ajoutent l’importance de libérer du temps de travail pour le consacrer à d’autres choses : s’occuper de soi et de sa famille, s’engager, participer à la vie sociale, culturelle… Ce n’est, a priori, pas la manière dont on conçoit l’emploi aujourd’hui. Pourtant, le développement de cette sphère autonome est créatrice de richesses. Peut-on dire à une personne qui n’a pas d’emploi mais qui consacre son temps à une activité bénévole, s’engage dans son quartier… qu’elle est paresseuse ? Ce serait une vision étriquée de l’emploi et du travail.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »Les Français ont mis en place les 35h. On a vu ce que ça a donné ! »][blox_text animation= »none »]

Oui, justement. L’Assemblée nationale française a réalisé de nombreuses auditions et a sorti un rapport en décembre 2014. La conclusion est claire : « Les 35h sont la politique qui a créé le plus d’emplois et qui a coûté le moins cher ». Et pourtant, ils pointent combien de nombreuses initiatives auraient pu être prises pour encore améliorer les effets positifs et les embauches.

[/blox_text][/blox_accordion_item][blox_accordion_item icon= »fa-th-large » title= »La RCTT, c’est un truc du passé ! »][blox_text animation= »none »]

Ce n’est pas parce qu’une idée a été en vogue il y a quelques années et n’a pas été appliquée, qu’elle cesse d’être pertinente. Il y a une diversité incroyable d’associations, d’intellectuel-le-s, de syndicats, de citoyen-ne-s, de partis qui, aujourd’hui encore, réclament cette RCTT. Si nous continuons à suivre les principes actuels du capitalisme, nous serons les plus compétitifs peut-être, mais malades de trop travailler, de trop s’appauvrir… Si une idée est bonne, elle mérite de s’en préoccuper. Etre actif sur le marché de l’emploi ne peut être l’unique but de chacun-e-s de nous. Nous avons besoin de temps pour vivre mieux et plus.

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Quelques ressources pour aller plus loin :

La page du collectif Roosevelt et notamment l’abcédaire de la RCTT traduit de l’allemand

En réaction à la suppression des crédits temps, Bernard Fusulier propose, à l’inverse, de renforcer les dispositifs de réduction du temps de travail dans une société « multi-active » (Revue Démocratie, février 2015)

Analyse par G. Valenduc et P. Vendramin (FTU) de la perception et des perspectives politiques nouvelles en faveur de la RTT par les militants syndicaux : « La réduction du temps de travail : un OVNI pour les militants syndicaux ? » (Revue Démocratie, octobre 2013)

Analyse de Saw-Be : « Réduction collective du temps de travail : le temps d’agir » (2011).

Dossier de la revue Politique (n°67, 2010) consacré au thème « Temps de travail, Temps de vie« , avec des analyses multiples.

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Des positions d’acteurs :

Jean Hindriks, membre de la commission « Pensions », « Les gens veulent ralentir ! » (Le Soir, 2 octobre 2015)

Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, a mis sur la table du « groupe des 10 » (groupe de concertation social national) la semaine de 32 heures, en réaction au « tax shift » initié par le gouvernement, qui diminue les cotisations sociales sans contrepartie réglementée en termes d’embauches (cf. interview dans Le Soir du 10 août 2015). Marie-Hélène Ska (CSC) dit approuver la proposition (La Première, 21 août 2015).

Une analyse de l’Organisation Internationale du Travail, “Le partage du travail peut sauver des emplois en période de crise” (2013)

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A l’agenda

Formations organisées par Roosevelt les 8 et 29 octobre, de 18h à 21h à la Maison du travail de Namur. Plus d’infos.

TAC Liège avec le MOC Verviers et le Centre Régional d’Intégration de Verviers organise un débat entre Bruno Colmant et Edgard Szoc sur le thème « Flexibilité du travail versus RCTT », le 12 novembre à Verviers.

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horloge_6h


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ParPhilippe

Diminuer les charges sur le travail pour doper l’emploi

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« Diminuer les charges sur le travail pour doper l’emploi »

Charles Michel, L’Echo, 21/1/2015

[/blox_text][blox_divider type= »space » space= »10″ fullwidth= »0″/][blox_video animation= »none »]https://www.youtube.com/watch?v=fnEr-yCda4E[/blox_video][/blox_column][/blox_row][blox_row columns= »1/2+1/2″][blox_column width= »1/2″][blox_text animation= »fadeIn »]

Les gouvernements successifs n’arrêtent pas de baisser les cotisations sociales (qu’ils appellent charges sur le travail) sans qu’aucune évaluation de ces baisses n’ait conclu à une augmentation d’emploi. Ce n’est pas par hasard que les employeurs ont toujours refusé de prendre quelque engagement que se soit en matière d’emploi en compensation de la « baisse des charges » qu’ils ne cessent de réclamer.
Par contre, les diminutions de cotisation ont dopé les dividendes des actionnaires dans des proportions considérables.

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[blox_column width= »1/2″][blox_image image= »http://www.toutautrechose.be/wp-content/uploads/2015/03/actionnaire.jpg » img_width= »400″ alignment= »left » target= »_self » animation= »none »][/blox_image][/blox_column]
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Les cotisations financent les prestations sociales (soins de santé, pension, chômage…) qui constituent le pouvoir d’achat des salariés et allocataires sociaux. La diminution des charges patronales (cotisations) correspond à l’augmentation de la part patronale et à la diminution correspondante de la part salariale des richesses produites.

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Données chiffrée (ou graphique) sur l’évolution des parts du capital et des salaires.

En raison de la diminution du pouvoir d’achat, la demande baisse et les entreprises n’investissent plus. En conséquence la diminution des “charges” dope les dividendes des actionnaires alors que les entreprises procèdent à des restructurations et ne créent pas d’emploi mais suppriment des emplois.

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ALTERNATIVE

Le remède au chômage (diminution des cotisations sociales), prescrit par les gouvernements successifs et accentué encore par celui-ci, s’est avéré pire que le mal. Il faut donc se tourner plutôt du côté de l’amélioration du pouvoir d’achat et de la réduction des inégalités de manière à garnir les carnets de commande des entreprises. De ce point de vue l’augmentation des minima sociaux (chômage, revenu d’intégration, garantie de revenu aux personnes âgées), du salaire minimum et des petites pensions d’une part, et une limitation du revenu maximum (20 X par exemple le salaire minimum) d’autre part, sont des priorités.

Pour aller plus loin

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