Archives de catégorie Groupes

ParNicolas Pierre

Tout Autre Chose et les gilets jaunes

Tout Autre Chose et les gilets jaunes

Depuis plusieurs jours, un mouvement entamé par des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens français a occupé l’actualité. Démarré par l’augmentation par le gouvernement français de la taxation des carburants, les débats, revendications et indignations suscités ont rapidement dépassé ce cadre, ainsi que la frontière.

Ce sont le déficit démocratique entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés - et en particulier l'annulation de facto par notre gouvernement fédéral des lieux de concertation - le gouffre grandissant des inégalités sociales, la précarisation toujours plus massive, et enfin la politique d’écologie hypocrite et minimaliste qui n’a d’environnementale que le nom, qui sont au cœur aujourd’hui de ces mobilisations. La question des taxations de carburant a ouvert la brèche, a donné la parole à des couches de la population trop souvent niées et méprisées, et a amené le focus de l’actualité sur un débat profond de société.

Tout Autre Chose se positionne

Tout Autre Chose, en tant que mouvement citoyen, se positionne à nouveau aujourd’hui sur ces importantes questions. Récemment encore, nos balises affirmaient clairement notre volonté de participer à la construction d’une société écologique, juste et égalitaire. Dans nos textes d’horizons, le combat pour une société démocratique et solidaire a encore été réaffirmé.

Depuis des années, nous dénonçons les politiques d’austérité qui fragilisent encore un peu plus les plus faibles, et qui amènent une partie croissante de la classe moyenne à s’inquiéter de son avenir. D’autre part, la politique de transition écologique, dont l’impératif est asséné avec plus de force mois après mois par les scientifiques du monde entier, est reléguée au stade de projet de communication et de mesures symboliques voire contre-productives. Les transports en commun, en particulier, sont au mieux laissés dans leur état de sous-financement chronique, au pire la cible de politiques d’austérité, qui en réduisent l’offre et les conditions de travail. Les emplois des chemins de fer se dégradent, les retards toujours plus nombreux, les petites lignes supprimées et des dizaines de gares sont peu à peu fermées.

Dans le même temps enfin, les lobbys industriels et patronaux, visant à limiter les objectifs écologiques des différents gouvernements comme de l’Union Européenne ou à défendre l’industrie des énergies fossiles, maintiennent leur emprise dans l’indifférence quasi générale. Leur influence avait déjà amené le Ministre d’État Mr Nicolas HULOT à démissionner du gouvernement français il y a quelques mois. À l’approche de la marche pour le climat du 2 décembre, à laquelle Tout Autre Chose appelle à prendre part, le défi écologique et la pression à exercer sur nos gouvernements sont plus importants que jamais.

Tout Autre Chose affirme avec force que les politiques de transition écologiques ne peuvent s’effectuer sur le dos des plus précaires. Pas seulement parce qu’il s’agirait d’une approche injuste de la situation, mais également parce qu’elle serait dès lors condamnée à l’impuissance voire à la contre-productivité.

Les épaules les plus larges doivent supporter le poids le plus lourd

Les épaules les plus larges doivent supporter le poids le plus lourd, et les plus faibles doivent être protégés, et non pointés du doigt. De même, les entreprises et les grandes fortunes, aussi puissantes soient-elles, ne peuvent pas continuer à bénéficier de la passivité complice de notre gouvernement au sujet de l’évasion fiscale, dont l’estimation la plus faible, réalisée par la Banque Nationale de Belgique et mise en lumière dans un récent rapport de l’Observatoire belge des inégalités, s’élève à 6,6 milliards d’euros par an. Tout cela à l’heure où le gouvernement fédéral a décidé de 2,8 milliards d’euros d’économie à la SNCB, et un cinquième de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté.  Cette pauvreté montante est le cœur de la campagne « Article 23 » portée par la Campagne TAM-TAM, à laquelle nous participons activement.

Cet état de fait n’est pas le résultat de la politique d’un gouvernement seul, ou d’un unique parti. Il est la conséquence de décennies d’une idéologie néolibérale qui a amené les plus pauvres à se monter les uns contre les autres, les inégalités à se creuser, et à l’écologie de rester le parent pauvre de la politique lorsqu’elle n’est pas un simple cosmétique politicien.  Mais il a été très largement amplifié par la politique néolibérale très brutale menée par l’actuel gouvernement. Le gouvernement fédéral actuel s’inscrit malheureusement avec un acharnement aveugle dans cette vision, tout en asseyant sa majorité politique sur une alliance avec des éléments dont les dérives et positionnement d’extrême-droite sont de plus en plus évidents.

Tout Autre Chose souhaite participer à porter ces thèmes et ces revendications dans la société, à l’heure où les urgences démocratique, sociale et climatique s’additionnent, et où s’ouvre peut-être en Belgique une phase large de débats, de questionnements et de mobilisations.

Avec ou sans gilet jaune... vous désirez marquer votre soutien à l'urgence environnementale...

C'est le 2 décembre 2018 à Bruxelles (nombreux départs organisés depuis les grandes gares).

Claim the climate !

ParPatrick Jonniaux

Rendre visible la « pauvrophobie »…

Ce 17 octobre, nous marcherons

A travers Bruxelles. Pour rendre visible l’invisible. Pour rendre visible la pauvrophobie.

Un mot pour nommer le rejet du pauvre ainsi que la peur, voire la haine, que la pauvreté inspire. Ce rejet s’incarne de multiples façons, au travers de clichés et de lieux communs répandus dans le public, mais s’exerce aussi très directement par le biais de politiques mises en place au niveau fédéral, régional mais aussi au niveau local.

Comme tous les ans, le 17 octobre sera la journée que le monde consacre à la lutte contre la pauvreté et au refus de la misère. Et comme l’an dernier, un parcours sera tracé dans les rues de Bruxelles, afin de rendre visible l’invisible.

La pauvrophobieest un terme qu’ATD Quart Monde souhaite inscrire dans le vocabulaire social et politique pour nommer le rejet du pauvre ainsi que la peur, voire la haine, que la pauvreté inspire. C’est une notion dont s’est également emparé Le Forum-Bruxelles contre les inégalités pour lancer la campagne de sensibilisation multimédia – pauvrophobie.be –  dès le mois de septembre.

Cette journée bruxelloise est co-organisée par ATD Quart Monde, Brussels Platform Armoede, la Fédération des Services Sociaux et Le Forum-Bruxelles contre les inégalités, en partenariat avec de nombreuses associations et organismes actifs à Bruxelles. La journée est organisée en lien et en coordination avec les autres initiatives prises dans le pays et particulièrement avec le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, un des pionniers de ces journées.

Tout Autre Chose vous invite à rejoindre ces rassemblements pour marquer votre solidarité et dire non à la pauvrophobie ambiante...

Retrouvez toutes les infos et actualités sur le site...

 

Et petite cerise... Christine Mahy a été faite Docteur Honoris Causa de l'ULg... retrouvez son intervention ici...

ParPatrick Jonniaux

Semira Adamu… 20 ans plus tard…

logo orange okCoordination Semira Adamu 2018

Du 14.09 au 13.10.2018, des collectifs, associations et militant·es – réunis au sein de la coordination Semira Adamu 2018 – organisent une série d’actions : interventions dans l’espace public, concerts, publications, théâtre, ateliers, débats, expositions, discussions, rassemblements…

Suivez leur actualité sur FB et le site

Plus jamais ça !

Réunis au sein de la Coordination Semira Adamu 2018, nous voulons à la fois pour rendre hommage à Semira Adamu et à son combat, rappeler le « plus jamais ça » de 1998 et dénoncer l’alignement de la Belgique sur une politique migratoire européenne qui a fait, en vingt ans, des dizaines de milliers de victimes à ses portes et sur son territoire.

Ainsi, désireux de prendre le contrepied de ces politiques odieuses, nous inscrivons nos actions dans les revendications suivantes :

  • régularisation de toutes les personnes sans-papiers en attendant une effective liberté de circulation dans l’égalité de droits pour toutes et tous ;
  • arrêt des expulsions et suppression des centres fermés ;
  • condamnations systématiques des violences racistes, patriarcales, policières et d’État.

Précédés d’actions durant l’année, la coordination propose pour les 21, 22 et 23 septembre 2018 :

  • un temps de réflexion autour des questions liées à la migration et au racisme structurel, les politiques migratoires et les alternatives ;
  • des rassemblements populaires, culturels, festifs et engagés ;
  • des actions sur des lieux emblématiques de la politique d’expulsion, ainsi que des interventions artistiques et activistes dans l’espace public ;
  • la transmission de l’histoire de Semira Adamu éditée sous différents formats et la revendication d’une rue dédiée à sa mémoire et à celles des migrant.e.s disparu.e.s.

Tout Autre Chose est signataire de l'Appel... faites en autant personnellement...

ParPatrick Jonniaux

Collecti.e.f 8 maars

logo 8maars Collecti.e.f 8 mars

La journée du 8 mars est largement reprise d’un point de vue marketing comme étant la journée des femmes. En outre, durant cette journée, les réductions en magasin pleuvent pour les femmes et le réel sens de cette journée internationale est souvent oublié.

Alors que veut dire actuellement la journée internationale de luttes pour les droits des femmes ?

Le collecti.e.f 8 maars s’est penché sur la question et nous invite, toute personne*/organisation à participer à une assemblé qui se tiendra le 7 octobre 2018 de 13h à 17h.

8 mars banner

Le but est de pouvoir démarrer le processus d’organisation d’une grève des femmes en date du 8 mars 2019.

Cette première rencontre s’effectue dans le même ordre d’idée de la grève des femmes espagnoles lors du 8 mars dernier, où elles ont massivement arrêté de produire, d’étudier, de travailler afin de dénoncer les inégalités homme-femme qui perdurent.

* « L’assemblée est ouverte à toute personne qui se reconnaît dans l'identité de femme. La participation des hommes à ce mouvement sera définie lors de l’assemblée. » le Collecti.e.f 8 Maars.8 mars flag

 

Pour plus d’infos, voici la page de l’évènement à partager un maximum ! : https://www.facebook.com/events/531860340606240/

ParPatrick Jonniaux

Steenrock 2018, suite sans fin…

Quelques jours avant le traditionnel festival « Steenrock », Tout Autre Chose diffusait sur les réseaux sociaux et par mail une vidéo, une fiction expliquant que les bâtiments de la RTBF et VRT, bientôt vides vu leur futur (réel) déménagement, allaient sans doute se transformer en centre fermé pour familles de migrants. Les premières minutes semblent avoir été crédibles pour de nombreuses personnes scandalisées. Une vidéo choc pour dénoncer la dérive de la triste réalité d’aujourd’hui : toujours plus d’enfermement, toujours moins de droits, même si cela n’aura pas lieu dans les bâtiments des télévisions du service public. Cette vidéo, vue plusieurs dizaines de milliers de fois, a aussi été diffusée dans des écoles, des théâtres (avant des spectacles) dans un but de sensibilisation. Sommes-nous choqués parce que cela aurait lieu à Bruxelles ou choqués tout court ? Que visons-nous ? La fin des centres fermés !

https://www.toutautrechose.be/evenement/bye-bye-reyers

Le samedi 5 mai, déjà tôt le matin, des membres de Tout Autre Chose et Hart Boven Hard s’attellent à gonfler des ballons blancs, rouges et noirs. Au bout, une carte « Don’t let humanity fly away ! Hold it tight ! », une idée d’un autre groupe de citoyens engagés pour les migrants. Ces ballons seront distribués sur le chemin jusqu’au Steenrock pour discuter avec les passants et leur demander… de ne pas lâcher cette humanité qu’on leur donne entre les mains. Plusieurs dizaines de personnes se rassemblent pour écouter le discours d’une personne sans-papier. Les vélos partent en premier, ensuite les marcheurs, une dizaine de kilomètres les attendent. Oui les centres fermés sont assez cachés mais tout près de nous.

Sous un soleil puissant, la colonne de vélos suit notre guide Olivier mais… est arrêtée dès l’arrivée dans la commune de Zaventem par… un combi de police ! En effet, alors qu’une négociation avait été faite pour le trajet avec la police bruxelloise, celle de Zaventem semble ne pas avoir reçu la bonne information de cette dernière et nous oblige à suivre un autre chemin, encadrés par des motards et un autre combi qui ne manquera pas de rouler sur les pistes cyclables.

 

Certains s’arrêteront au point de rendez-vous à la gare de Nossegem, d’autres continueront jusqu’au village de Steenokkerzeel où des membres de Hart Boven Hard Vilvoorde nous ont préparé une rencontre avec un réfugié syrien (qui parlait très bien néerlandais !).

Du côté des marcheurs, l’ambiance est au rendez-vous ! Les quelques deux heures nécessaires pour rejoindre le festival seront l’occasion de chouettes discussions avec les passants. On y parle Steenrock et cause des migrants. On échange aussi sur notre humanité commune, qu’il faut veiller à préserver.

Arrivés dans le champ en face du centre 127bis, des stands nous accueillent, de l’information, de la sensibilisation. Sur scène, la musique commence ainsi que des discours. Des militants, de témoins mais aussi ceux (dont des parlementaires) qui ont pu visiter les centres (dont la nouvelle aile bientôt finie prévue pour les familles). Une parlementaire assumera de dire que les conditions de détention sont mauvaises, qu’il faut les améliorer mais que les centres sont nécessaires. Le public hue… Comment est-ce possible ? On tape sur les grilles, on écoute un témoignage par téléphone diffusé dans les enceintes d’une personne à l’intérieur du centre. Petit à petit, chacun repart, en silence… Les ballons et l’humanité sont entre les mains d’encore plus de personnes que l’on espère plus conscientes de ces droits bafoués.

ParPatrick Jonniaux

Non à un nouveau centre fermé…

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Espérer une vie meilleure n’est pas un délit!

Rejoignez notre action ce dimanche 30 septembre. Pour refuser la construction de nouveaux centres fermés, à Jumet et ailleurs. Pour promouvoir la solidarité avec celles et ceux qui ont fui la guerre, la misère ou l’oppression dans l’espoir d’une vie meilleure.

Au programme: Rassemblement et marche solidaires, prises de parole, slam, musique, graffs et théâtre action.

Le gouvernement fédéral affirme vouloir une politique d’accueil des migrants «ferme mais humaine». En même temps qu’il veut réduire le nombre de places d’accueil pour les demandeurs d’asile, il annonce sa volonté de construire trois nouveaux centres fermés pour étrangers. On voit la fermeté… mais où est l'humanité?

L’un de ces centres fermés verrait le jour à Jumet, près de l’aéroport. Avec une capacité de 200 places, il serait le plus grand de Wallonie. Interpellé.e.s par les conditions de vie infra-humaines imposées aux sans-papiers, des citoyens et des citoyennes se mobilisent:

Pour dire NON à l’enfermement
Pour dire OUI à la justice et à la solidarité
Pour dire STOP à la criminalisation des migrants toujours plus affirmée par le gouvernement fédéral

Contactez-nous, rejoignez-nous!

Contact: SolidariteCharleroiMigrants@gmail.com

Sur FB

Rassemblement Station de métro "Madeleine" à Jumet (Charleroi) le 30 septembre à partir de 14 heures.

AVEC LE SOUTIEN DE :

FGTB Charleroi-Sud-Hainaut, MOC-CIEP Charleroi-Thuin, CSC Charleroi-Sambre & Meuse, Marche des migrants de la région du Centre, Gauche anticapitaliste, Groupe montois de soutien aux sans-papiers, CNCD-11.11.11, Tout autre chose, Hart boven Hard, Humans Welcome, ...

ParPatrick Jonniaux

POUR une complémentarité utile et nécessaire

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Appel à nos compagnons de route

Oui, comme vous, nous sommes partie prenante de Tout Autre Chose.

Nous sommes également actifs dans un projet de presse pluraliste : pour écrire la liberté.

C’est une complémentarité utile et nécessaire dans la situation politique que nous connaissons.

Pour nous, créer une presse libre, sans publicité, sans dépendance ni lien financier avec les forces capitalistes et les partis qui nous gouvernent, est une condition sine qua non de liberté.

Une presse n’est libre que si elle n’est soutenue financièrement que par ses lecteurs.

Aussi, nous faisons appel à vous, membres de Tout Autre Chose, pour que cette presse libre puisse se développer.

En effet, si nous avons déjà une très grande audience sur les réseaux sociaux(66.000 abonnés Facebook qui partagent fréquemment notre contenu), de multiples vidéos aux millions de vues, un très grand nombre de chroniqueuses et chroniqueurs de qualité, et plus de 700 articles disponibles sur le site www.pour.press, nous avons pourtant besoin de votre participation.

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Vous êtes fréquemment actif dans les luttes sociales, économiques ou culturelles ? Devenez correspondant (vidéo, audio, écrit...).

Sans la capacité de renforcement de nos structures, aucune pérennité d’un tel projet n’est possible.
Nous vous proposons d’être, vous aussi, porteurs de ce projet, d’être acteurs de changement face à la presse mainstream.

Pour 4€ par mois, qui est l’abonnement privilégié que nous proposons uniquement aux membres de Tout Autre Chose (ou 48€/an en lieu et place des 60€ habituels), vous pouvez contribuer à développer vos libertés, nos libertés.

Cette offre aux membres de Tout Autre Chose est valable jusqu’'au 30 septembre 2018.

A vous lire rapidement,

La rédaction de POUR

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ParPatrick Jonniaux

Manifestation contre le racisme

sujet 3bisManifestation nationale contre le racisme : samedi 24 mars après-midi

Le monde associatif, mouvements et citoyens francophones et néerlandophones se réunit à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme et la discrimination.

Le samedi 24 MARS 2018, ils organisent une manifestation nationale à Bruxelles.

Ensemble, nous luttons contre la haine et l’agression, contre la discrimination, le racisme et les inégalités. Hart Boven Hard et Tout Autre Chose soutiennent cette marche importante dans le contexte actuel.

Après les milliers de manifestants présents le 25 février au Parc Maximilien, combien serons-nous le 24 mars ?

Rendez-vous à la Gare du Nord à 14h, fin prévue à 17h

Texte et revendications : https://www.facebook.com/pg/PF2103/about/?ref=page_internal

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ParPatrick Jonniaux

Loi Anti Squat

Loi anti-squat : soutien au recours et aux actions (dont 21 mars)

Fin de l’année passée, une loi fédérale a été votée pour désormais criminaliser les occupations de bâtiments vides. Tout Autre Chose s’était clairement positionné contre cette nouvelle loi attaquant les plus démunis et liberticide.

www.toutautrechose.be/locales/bruxelles/squats-une-nouvelle-loi-contre-les-plus-demunis

Notre mouvement était également organisateur de l’action le jour du vote à la Maison des Parlementaires que nous avons « squattée » pour dénoncer ce recul des droits sociaux.

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Et les actions continuent ! Si vous souhaitez créer et mettre une bannière « contre la loi anti-quat » sur votre bâtiment, c’est possible! Il y en a plusieurs stockées à « Allée du Kaai » (felix@toestand.be). Un appel à don est également lancé pour financer le recours à la Cour Constitutionnel qui va bientôt être déposé par de nombreuses associations dont le RBDH, 123, RWLP, BAPN, la Febul, Netwerk tegen Armoed, Vlaams Huurders Platform, … Cela permettra aussi de financer les actions qui suivront. Tout Autre Chose a déjà fait son don mais n’hésitez pas à y participer également en faisant un virement sur le compte de notre mouvement : BE60 5230 8078 1170 avec la communication « soutien action loi anti-squat (+ nom du collectif éventuellement) »

Rdv pour une des actions, la manifestation du mercredi 21 mars à 18h à la Place Bara (Anderlecht) : https://www.facebook.com/events/1848208551917366/

ParBernard Delvaux

Apprendre pour être libre au Lycée intégral

TAE-grille Roger Lallemand

Le Lycée intégral Roger Lallemand (en abrégé LiRL) est un établissement secondaire dépendant de la commune de Saint-Gilles et dont le projet a longuement été mûri par des enseignants rassemblés dans une associations judicieusement nommée « Pédagonautes ». L’école a ouvert ses portes en septembre 2017. Elle propose un enseignement général avec, à terme, des classes de la 1re à la 6e année. Le projet d’école reflète une pédagogie émancipatrice contemporaine, qui se concrétise dans une grille horaire réellement innovante (voir l'image ci-dessus) :

  • Le matin, apprentissages intellectuels touchant aux contenus des différentes disciplines dans les « modules de cours » préparés par plusieurs enseignant-e-s de différentes disciplines (l'approche transdisciplinaire est privilégiée afin de donner sens aux apprentissages).
  • En fin de matinée, séance de « tutorat/travail autonome » où chaque élève organise et approfondit ses apprentissages avec l'aide d'un professeur référent, son tuteur, ou d'autres élèves, du même âge ou plus âgés ; ce temps ne se passe pas en groupe d'âge mais en groupe de référence, qui rassemble 12 à 15 élèves de la 1re à la 6e secondaire et un membre de l'équipe éducative; le mercredi en fin de matinée, ce groupe tient un conseil hebdomadaire; c'est un "espace de parole régulé", dont un des membre est délégué au Conseil de l'école qui se réunit chaque semaine.
  • L’après-midi, le travail en « ateliers » permet aux élèves de réaliser des productions concrètes qui consolident la théorie par la pratique ; il s’agit d’ateliers technologiques, scientifiques, manuels, créatifs, artistiques, sportifs ou de langues, permettant de lier théorie et pratique. Toute les trois semaines, un vendredi, une agora se tient durant cette période. Elle réunit tous les élèves et membres du personnel, pour informer sur la vie de l'école et communiquer les décisions du conseil.
  • La journée se termine par les « conclusives », moment consacré au bilan, ainsi qu’à la structuration et la planification des apprentissages ; c’est le moment de faire le point sur ce que l’élève a appris et d’en assurer la pérennité.

Cette grille-horaire très innovante, qui respecte cependant les prescrits de la Communauté française, a été voulue parce que l'équipe éducative veut développer un projet éducatif :

  • où la diversité des origines, des cultures et des langues, est utilisée comme une chance d’apprendre à travailler avec des personnes très différentes de soi ;
  • où l’on réconcilie travail intellectuel et travail manuel, épanouissement personnel et construction d’intelligence collective, bienveillance et exigence  ;
  • où les élèves sont responsabilisés en participant à la cogestion de l’école, où ils sont véritablement auteur·e·s de leurs apprentissages ;
  • partant du postulat que tout le monde est capable d’intelligence sous ses différentes formes ;
  • où l’évaluation, avant tout continue et formative, sous forme de portefolio, part du principe que les erreurs sont sources d’apprentissage et que nous sommes tous·tes capables du meilleur ;
  • ancrée dans le monde actuel et dans la société, où professeurs et élèves sont en contact régulier avec les entreprises, les acteurs associatifs, le monde scientifique ;
  • où les disciplines “classiques” sont mises au service de la résolution de problèmes : de nouvelles disciplines sont abordées (économie, droit, psychologie, sociologie, …), la transdisciplinarité est privilégiée (modules de cours préparés par plusieurs enseignants) ;
  • où les apprentissages se structurent autour de trois grands pôles : langages (langues modernes, langages formels, expression corporelle, arts visuels, …), sciences et techniques (maths, biologie, informatique, technologie, …), humanités (histoire, géographie, économie, philosophie, psychologie, …).

infos :

Contacts

Lycée intégral Roger Lallemand, rue de la Croix de Pierre 73, 1060 Bruxelles. 02/ 536 03 36 ; contact@LIRL.be

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